Poulette

10 jours dans un teikei au Japon

Je suis resté 10 jours dans un teikei au milieu de la campagne japonaise, pour aider Shinji et sa famille dans leur ferme. Un teikei est un système de distribution alternatif de produits bio.

Le teikei,  l’ancêtre de l’AMAP

Les teikeis, créés dans les année 60 au Japon, sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et un agriculteur local. Aujourd’hui, ils sont pour la plupart regroupés en coopératives.

Il s’agit d’un système de vente directe où le producteur ne recherche pas le profit mais un partenariat durable basé sur la confiance. Ce système évite les intermédiaires. Les consommateurs bénéficient ainsi de produits bio de qualité à bas prix, et les agriculteurs d’une sécurité et d’un revenu décent.

Il faudra attendre 1985 pour voir apparaître les premiers CSA en Amérique du nord et 2001 pour les premières AMAP [1] en France.

La ferme de Shinji

Shinji cultive de manière biologique différents types de légumes, il a une centaine de poules et quelques parcelles de riz. Tout est parfaitement organisé, façon nippon. Pendant mes quelques jours sur place, les tâches quotidiennes ont été assez variées :

  • S’occuper des poules, récupérer les oeufs…
  • Fertilisation des rizières avec les déchets des poules mis en fermentation pendant plusieurs mois.
  • Récolte du taro [2]
  • Écossage des haricots Azuki
  • Préparation des paniers avant la distribution

Ce qui était le plus intéressant, c’était de vivre au milieu de la campagne japonaise et de partager le quotidien d’une famille traditionnelle. Shinji m’a appris beaucoup de choses sur le Japon et sur l’agriculture qui est la base de la société, sur les liens entre les paysans, la communauté et les rizières.

Rizière à système de canards intégrés

Les japonais sont réputés pour leurs inventions loufoques en tous genres, l’agriculture n’y échappe pas avec la rizière à système de canards intégrés mise au point par Takao Furuno [3].

Une fois les pousses de riz plantées, un groupe de jeunes canards est placé dans la rizière. En pataugeant ils remuent le sol, ce qui favorise son homogénéité et les déjections le fertilisent. Ils se nourrissent des larves et des insectes parasites ainsi que de toutes les « mauvaises herbes »  sauf… les pousses de riz.

La rizière fonctionne en symbiose, les mauvaises herbes et les insectes ne sont plus un problème mais deviennent des ressources. Je n’ai malheureusement pas pu l’observer car c’était l’hiver.

  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_le_maintien_d%27une_agriculture_paysanne
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Taro_(plante)
  3. https://en.wikipedia.org/wiki/Takao_Furuno

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